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Dimitar Ivanov Stojanov, dit Elin Pelin

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain bulgare (Bajlovo 1877 – Sofia 1949).

Il publia ses premiers recueils de récits à partir de 1904 : dominés par un rythme lent, apaisé, ils irradient la douceur du paysage bulgare, dessinent l'âme de ses habitants, saisis dans un moment crucial de leur vie, révélant leur mystère personnel ; beaucoup parmi eux sont des rêveurs, tel le grand-père de la Colline du Saint-Sauveur, croyant au miracle qui guérira son petit-fils, ou ces faucheurs qui, réunis autour du feu, se racontent des contes de fées, ou encore l'oncle Goran, de Rêveurs, qui veut transformer le monde. Une des caractéristiques de son style est la qualité de son humour léger, enveloppant ses héros d'un halo radieux qui colore la misère humaine : ainsi de l'histoire du père Mathieu, qui, après sa mort, renonce au paradis, craignant l'absence de son bistrot, ou l'aventure d'un homme et d'une femme qui se rencontrent sur les tombes voisines de leurs époux et finissent par réunir leurs deux solitudes. Une des œuvres les plus mûres d'Elin Pelin est la nouvelle les Gerak (1911), qui ressuscite le paradis perdu de la zadrouga slave, où, réunies autour du patriarche, plusieurs familles vivaient et travaillaient, solidaires et fraternelles (la Terre, 1928). Quant au cycle de récits Sous la treille du monastère (1936), il recrée des légendes, des vies de saints bulgares. Auteur de poèmes et de récits pour enfants, Elin Pelin a écrit également un des premiers romans fantastiques bulgares, Jan Bibian sur la lune (1934).