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Gleb Ivanovitch Ouspenski

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Toula 1843 – Strelna, gouvern. de Saint-Pétersbourg, 1902).

Il dut abandonner ses études à l'université de Moscou pour gagner sa vie, et son premier recueil de nouvelles (les Mœurs de la rue Rasteriaïev, 1866), qui dépeint la misère des petites villes, lui valut la notoriété. Après avoir publié la Ruine (1869-1871), ensemble de récits bâtis autour de la figure d'un prolétaire, il fit des séjours à l'étranger, où il put observer la montée du capitalisme. Figure représentative de l'intellectuel russe, qu'un grand élan pousse vers le peuple, il s'éloigne cependant du populisme dont les présupposés lui paraissent illusoires au regard de son observation de la vie et de l'évolution des campagnes russes. Il dépeint le monde rural dans une série d'études mi-romanesques mi-ethnographiques, le Paysan et le travail du paysan (1880), mais surtout la Puissance de la terre (1882), qui connut, en dépit de son didactisme, un extraordinaire retentissement et où il constate la faillite d'un communisme idéal.