En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

John Osborne

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain anglais (Londres 1929 – Nuffield Hospital, Shropshire, 1994).

Dès ses premières pièces, il use de la satire et de l'invective pour s'en prendre au conformisme et aux préjugés nationaux ou privés, au nom d'une authenticité impossible et d'une frustration réelle : Look Back in Anger, littéralement « regard en arrière en colère », traduit en français par la Paix du dimanche (1956), donne son nom au mouvement des « Jeunes Gens en colère » dont il est le chef de file. Viendront ensuite l'Amuseur, 1957 ; Épitaphe pour George Dillon (avec A. Creighton, 1958) ; Un bon patriote (1964), interdit par la censure pour ses références à l'homosexualité. Mêlant l'histoire et l'interprétation « analytique », il tente de remonter aux racines du désir de conformisme (le Monde de Paul Slickey, 1959 ; Luther, 1961 ; Témoignage irrecevable, 1964 ; Promesse tenue, 1966, adaptation brechtienne d'une pièce de Lope de Vega), et rivalise avec Pinter à travers le problème du couple (Sous pli discret, 1962 ; Hôtel à Amsterdam, 1968 ; l'Instant présent, 1968). Ses adaptations (le Portrait de Dorian Gray, 1973) et son autobiographie (Un être meilleur, 1981) confirment l'impasse : la colère d'Osborne fait désormais partie du paysage culturel. Sa carrière théâtrale connaît un ultime rebondissement avec Déjàvu (1992).