En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Giovanni Orelli

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain suisse de langue italienne (Bedretto 1928).

Engagé dans un combat politico-culturel tessinois, il est aujourd'hui le grand romancier de la Suisse italienne. Son premier livre, l'Année de l'avalanche, publié en 1965, narre l'histoire d'un village enseveli sous la neige, qui, menacé par une avalanche, est finalement évacué. Orelli décrit la menace constituée par la neige avec tant de sobriété que cette réalité première se dissout peu à peu pour ne plus former que la toile de fond sur laquelle se détachent la peur de mourir et la faim de vivre, forces perturbatrices de l'ordre social. Dans le Jeu du Monopoly (1977), Orelli a osé ce qu'aucun écrivain tessinois n'avait entrepris avant lui : il choisit le thème actuel de la Suisse comme place bancaire et centre économique. Chaque chapitre du livre est consacré à une ville différente, et dans le miroir déformant du jeu de Monopoly se dessine, peu à peu, un portrait savoureux de la Suisse. Avec le Train des Italiennes (1998), Orelli traite de l'émigration italienne en Suisse à travers des tranches de vie d'émigrantes italiennes. Dans le Songe de Walacek (1998), il recourt à l'art (un tableau de P. Klee), à l'histoire (la Seconde Guerre mondiale) et à la mythologie pour raconter le rêve d'un joueur d'origine russe : une victoire de l'équipe suisse sur l'équipe austro-allemande.