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Ooka Shohei

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Tokyo 1909 – id. 1988).

Sensibilisé très tôt à l'univers de Baudelaire et de Rimbaud, découvrant Valéry, Gide et Proust – lors de ses études (1929-1932) à l'Université de Kyoto –, il éprouve, en 1933, un choc décisif à la lecture de la Chartreuse de Parme. Dès lors, il se fait connaître comme spécialiste et traducteur de l'œuvre de Stendhal. Mobilisé en 1944, il est envoyé aux Philippines. Fait prisonnier en janvier 1945 par l'armée américaine, il passe presque un an au camp de Leyte. Cette expérience de la guerre et de la captivité constitue le point de départ de sa création littéraire. Lauréat du prix Yokomitsu Riichi en 1948 pour sa première nouvelle, Journal d'un prisonnier, il va s'attacher à dépeindre, dans d'autres ouvrages, la guerre des Philippines : les Feux (1951) ; Chronique de la bataille de Leyte (1967-1969). Par ailleurs, dans la Dame de Musashino (1950), ou l'Ombre des fleurs (1958-1959), il tente de transposer dans le climat du Japon d'après-guerre le roman psychologique français. Auteur d'essais et de critiques (notamment sur le poète Nakahara Chuya, 1974), ainsi que de récits autobiographiques (l'Adolescent, 1975). Son œuvre révèle sa véritable personnalité, mélange harmonieux de lucidité et d'humanisme.