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René de Obaldia

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Hong Kong 1918).

Il cherche à rassembler les diverses fantasmagories historiques et à exalter la liberté du langage en faisant éclater les limites des genres et en se saoulant de mots pour mieux vivre le tragique de notre condition. Ses romans (Tamerlan des cœurs, 1954 ; Fugue à Waterloo, 1956 ; le Centenaire, 1959) mêlent le cocasse du quotidien à la cruauté du vertige. Il fait ses débuts au théâtre en 1960 avec Genousie, monté par Vilar au T.N.P. Ses pièces, irrésistiblement drôles et grinçantes, revendiquent, elles aussi, l'irresponsabilité et l'illogisme (le Satyre de la Villette, 1963 ; Du vent dans les branches de sassafras, parodie loufoque de western, 1965 ; le Cosmonaute agricole, 1965 ; Classe terminale, 1973 ; M. Klebs et Rozalie, 1975 ; les Bons Bourgeois, 1980). Rarement délire aussi frais sera tombé sur les scènes françaises ; rarement le surréalisme, en étant aussi théâtral, aura été aussi populaire. On doit également à ce « poète de la fantaisie » (François Leloup) des poèmes (Midi, 1949 ; Innocentines, 1969 ; Sur le ventre des veuves, 1996). Il a aussi publié ses Mémoires (Exobiographie, 1993).