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Vítězslav Nezval

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète tchèque (Biskupovice, près de Třebíč, 1900 – Prague 1958).

Initiateur du poétisme avec Teige (l'Acrobate, 1927) – mouvement en réaction contre la sévérité de la poésie « prolétarienne » –, il annonce dans ses livres le surréalisme (les Inscriptions pour les tombeaux, 1927 ; Prague aux doigts de pluie, 1936), qui inspirera ses recueils de prose poétique (le Moscou invisible, 1935 ; Rue Gît-le-cœur, 1936) et ses romans (Chronique de la fin du millénaire, 1929 ; Monsieur Marat, 1932 ; Comme un œuf ressemble à un autre, 1934). En 1936, Nezval dissout le groupe surréaliste tchèque dont il était le fondateur, rompt avec André Breton et publie des poèmes d'inspiration sociale et patriotique (Tableau historique, 1939). Il devient le premier poète officiel du régime communiste (Staline, 1949 ; la Grande Horloge, 1949 ; le Chant de la paix, 1950), tout en essayant de résister à la vague du réalisme socialiste (les Ailes, 1952 ; les Bleuets et les Villes, 1955 ; l'Inachevée, 1960).