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Viktor Platonovitch Nekrassov

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Kiev 1911 – Gentilly 1987).

Après des études d'architecture, il est mobilisé en 1941 et se fait connaître par un roman inspiré de son expérience de la guerre, Dans les tranchées de Stalingrad (1946) : le livre, qui met en scène de simples soldats et dont le motif principal est l'exécution d'un ordre absurde coûtant la vie à la moitié d'un régiment, ne correspond pas à la définition de « l'héroïsme » de règle après la guerre. Pourtant, il plaît à Staline et cela suffit à faire taire les critiques. Le récit est largement autobiographique, mais l'expérience de l'auteur, intellectuel engagé dans une guerre en laquelle il voit une menace mais aussi la possibilité d'une nouvelle vie, atteint grâce à la simplicité et à la sobriété de son style, une universalité qui fait son succès. Le second roman de Nekrassov, la Ville natale (1954), raconte la résistance d'un soldat qui refuse de se mêler à une campagne injuste contre un professeur de l'institut où il étudie. Le livre est apprécié pour son courage polémique (la plupart des dirigeants sont des personnages négatifs), mais aussi pour la vérité des situations et des caractères. Kira (1961) est une tentative manquée pour évoquer le thème des camps. Auteur d'essais et de reportages dérangeants, Nekrassov est placé sous la surveillance du KGB et décide en 1974 d'émigrer en France, où il collabore à la presse dissidente et publie des souvenirs (Carnets d'un badaud, 1976) et des récits (Saperlipopette, 1983 ; Une petite histoire triste, 1986).