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Nikolaï Alekseïevitch Nekrassov

Nikolaï Alekseïevitch Nekrassov
Nikolaï Alekseïevitch Nekrassov

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Nemirov 1821 – Saint-Pétersbourg 1877).

Après avoir vécu de petits travaux littéraires, il se lance avec succès dans l'édition : ses almanachs, comme la Physiologie de Saint-Pétersbourg, en 1845, deviendront des manifestes de l'école naturelle. À la tête du Contemporain (1847-1866), puis des Annales de la patrie (1878-1876), il marqua, par ses opinions radicales et son esthétique naturaliste, la vie littéraire de son époque. Il initia le mouvement « civique », en réclamant que les écrivains soient jugés sur des critères utilitaires et non plus esthétiques : « Tu peux ne pas être poète/Tu es tenu d'être citoyen. » La vie et les destinées du petit peuple constituent le thème de prédilection de sa poésie (Sacha, 1855 ; le Gel au nez rouge, 1863 ; Femmes russes, 1871-1873), qui charme encore par son humour et l'utilisation de motifs folkloriques. Nekrassov travailla dix ans (1866-1877) à Pour qui fait-il bon vivre en Russie ?, resté inachevé : c'est une sorte d'épopée sur l'existence du peuple, sa philosophie et ses conflits.