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Marie Ndiaye

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancière française (Pithiviers, 1967).

Depuis Quant au riche avenir (1985) et Comédie classique (1987), composée d'une seule phrase, elle fait preuve d'une technique narrative virtuose et légère où se croisent les influences de Proust, du nouveau roman et du conte africain. Avec un réalisme merveilleux, volontiers onirique ou paranormal (la Femme changée en bûche, 1989 ; la Sorcière, 1996), elle peint l'étrangeté d'une réalité aux apparences banales pour des personnages eux-mêmes étrangers, perdus entre rêve et réalité, en quête d'une reconnaissance qui leur est refusée (En famille, 1991), marginalisés qu'il sont par le rejet xénophobe, l'exploitation patronale (Hilda, théâtre, 1999), l'aliénation sexuelle et familiale (Rosie Carpe, 2001). Ces interrogations sur l'identité et la différence, où la critique sociale est de plus en plus présente, sont portées par un langage novateur, grave mais sans pathos, qui sans nier la souffrance refuse de l'exhiber, et mêle l'humour à une cruauté revendiquée.