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Natsume Kinnosuke, dit Natsume Soseki

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Tokyo 1867 – id. 1916).

Cet écrivain, perçu comme un des plus représentatifs de la littérature japonaise moderne et qui ne cesse d'attirer d'innombrables lecteurs, ne publia son premier roman qu'à l'âge de 38 ans. Enfant délicat qui eut plusieurs familles d'adoption, il interrompit le cursus scolaire normal à 14 ans pour se consacrer à l'étude des classiques chinois dans une institution privée, avant d'intégrer la propédeutique de Tokyo, puis l'Université impériale (1980) où il commença des études de la littérature anglaise. Il fit ensuite une carrière de professeur qui le mena de Tokyo (1892) à Matsuyama (1985) – où il se passionna pour le Haiku auprès de Masaoka Shiki –, et à Kumamoto (1986-1900). Après trois ans d'études à Londres (1900-1903), il enseigne la littérature anglaise à l'Université de Tokyo. Il connaît alors un grand succès avec son roman satirique écrit pour se distraire de sa neurasthénie : Je suis un chat (1905). L'année suivante, avec ses trois romans successifs : Botchan, Oreiller d'herbe, et le 210e Jour (1906), il trancha avec le naturalisme ambiant. En 1907, il démissionna de son poste à l'université pour se consacrer à la création romanesque au Jounal Asahi, où désormais tous ses romans seront publiés en feuilleton. Suivirent alors à un rythme accéléré : le Pavot (1907), le Mineur, Dix Rêves (1908), et une célèbre série de trois romans : Sanshiro (1908), Depuis (1909), la Porte (1910), qui jette un regard lucide sur l'hypocrisie et la sincérité de la jeunesse. La maladie qui le mit, en 1910, entre la vie et la mort, fut un tournant, après lequel il se lança dans une quête profonde et anxieuse sur le problème de l'égoïsme humain : ainsi vint une autre « série de trois romans », Jusqu'au début de l'automne (1912), le Voyageur (1913) et le Pauvre Cœur des hommes (1914). Ce dernier décrit les tourments de la conscience d'un intellectuel et le désarroi de toute une génération à la fin de l'ère Meiji. Après À travers les vitres et les Herbes du chemin (1915), son ultime œuvre Clair-obscur (1916), interrompue par la mort, serait l'aboutissement de sa quête du « dépassement de soi par le ciel ».