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Nagai Sokichi, dit Nagai Kafu

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Tokyo 1879 – id. 1959).

Admirateur de Zola, il écrit trois romans naturalistes, dont Une fleur en enfer (1902). Après son séjour aux États-Unis (1903-1907) et en France (1907-1908), sont publiés successivement en 1909 : Récits d'Amérique, Récits de France, où il exprime sa fascination pour le symbolisme français et l'esthétisme fin de siècle, et la Sumida (1909), dont le lyrisme et l'érotisme délicats sont proches de la tradition japonaise du xixe s. Après avoir été professeur de français à l'Université Keio (1910-1916), où il dirige la revue Mitabungaku, il ressent profondément son impuissance face à la société (Feu d'artifice, 1919) et consacre d'innombrables ouvrages à la vie des nouveaux quartiers de plaisir, cherchant à y trouver les vestiges du vieil Edo : Du côté des saules et des fleurs (ou Gheishas rivales, 1917), le Bambou nain (1920). Après Interminablement, la pluie... (1921), à mi-chemin entre la nouvelle et l'essai, il publie, en 1931, Chronique d'une saison des pluies, qui met en scène le monde des hôtesses de bar, et enfin, en 1937, Une histoire singulière à l'est du fleuve où il revient à la nostalgie et au lyrisme de ses débuts. De 1917 à 1959, il tient son journal en langue classique, intitulé Notes journalières du « crève-cœur ».