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Abdallah Nadim

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Journaliste et poète égyptien (Alexandrie 1843 – Istanbul 1896).

Il fit des études religieuses traditionnelles à Alexandrie, puis séjourna au Caire, où il fréquenta le cénacle du poète Mahmûd Sâmî al-Barûdî, et se lia au mouvement « Jeune Égypte ». Il fonda en 1879 la Société de bienfaisance islamique à Alexandrie, puis créa en 1881 une revue satirique, al-Tankît wa al-Tabkît (Blâme et Plaisanterie). Après avoir participé à la révolte d''Urâbî Pacha, il échappa pendant neuf ans aux recherches. Arrêté (1891), exilé à Jaffa, gracié (1892), il revint au Caire où il créa une revue de critique sociale, al-Ustâdh (le Maître), aussi populaire qu'éphémère, sa parution ayant été interrompue sur intervention des autorités anglaises en 1893. Il fut alors « invité » à se rendre à Istanbul par le sultan et y vécut les dernières années de sa vie, se liant d'amitié avec Afghânî. Nombre de ses essais et articles ont été réunis dans le Meilleur Vin du commensal : morceaux choisis d''Abdallâh Nadîm (1897-1901). Il participa également aux débuts du théâtre arabe, en écrivant deux pièces en dialecte, dont une est restée célèbre pour ses accents nationalistes (la Patrie).