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Michelangelo Buonarroti, dit en fr Michel-Ange

Michel-Ange, Esclave mourant
Michel-Ange, Esclave mourant

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Sculpteur, peintre, architecte et écrivain italien (Caprese, Arezzo, 1475 – Rome 1564).

Publiés en 1623 par son petit-neveu, Michelangelo Buonarroti le Jeune, les poèmes (Rimes) de Michel-Ange s'imposent par leur originalité propre, au-delà de l'intérêt qu'ils présentent pour une approche psychologique de sa personnalité artistique. Fortement marqués par Pétrarque et par les « rime petrose » de Dante, mais aussi par l'entourage de Laurent de Médicis (Le Politien, M. Ficin, Pic de La Mirandole et C. Landino), ses premiers vers (1502-1503), contrastés et difficiles, dénoncent également les insuffisances de ces modèles face à la puissance des sentiments et de l'esprit créateur. Devenue rare et discontinue jusqu'en 1534, sa production poétique finit par trouver son unité dans la double passion qu'inspirent à Michel-Ange le jeune aristocrate Tommaso Cavalieri et la poétesse Vittoria Colonna. L'expression de cette passion, selon les canons du néoplatonisme, est caractérisée par la tonalité abstraite d'un métaphorisme prébaroque. Toute trace d'intellectualisme disparaît en revanche de l'unique méditation sur la mort que composent, à partir de 1545, ses derniers poèmes.

Voir aussi l'article principal sur Michel-Ange.