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Gustav Meyrink

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien (Vienne 1868 – Starnberg 1932).

Il trouve à Prague la matière à son inspiration occultiste et fantastique. Par réaction contre l'ordre social et les esthétiques naturalistes, il choisit d'approcher la condition humaine à partir du grotesque et du symbolique, de l'alliance du destin terrestre et des lois cosmiques et hermétiques (le Cabinet des figures de cire, 1907 ; le Cor enchanté du petit-bourgeois allemand, 1913). Meyrink a recours à la kabbale dans le Golem (1915), aux pratiques du yoga dans le Visage vert (1916), aux phénomènes de médiumnité dans la Nuit de Walpurgis (1917), à la sagesse initiatique dans le Dominicain blanc (1921), aux figures du jeu de tarot dans l'Ange à la fenêtre d'Occident (1927). C'est encore le cas dans la représentation de l'univers pragois, qui devient un symbole en lui-même : là se résument les traditions spirituelles et apparaît une actualité à la fois réelle, folle et animée par l'esprit. Le fantastique reste ainsi la figure de l'attente de la rédemption et l'indication qu'aucune symbolique spiritualiste ou occultiste ne fait preuve : toute certitude relative aux médiations de l'au-delà revient inévitablement à l'étrange.