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Albert Memmi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain tunisien naturalisé français (Tunis 1920).

Issu d'une famille juive et enfant de « colonisés », il est révélé en 1953 par un roman autobiographique, la Statue de sel, préfacé par Albert Camus. Professeur de philosophie, directeur du laboratoire de psychologie de Tunis avant d'enseigner à l'École pratique des hautes études de Paris, placé au carrefour de trois cultures (arabe, juive et française), il analyse dans ses récits (Agar, 1955 ; le Scorpion ou la Confession imaginaire, 1969 ; le Désert, 1977) et ses essais (Portrait du colonisé, 1957 ; Portrait d'un juif, 1961-1966 ; l'Homme dominé, 1968 ; la Dépendance, 1979) les mécanismes du racisme et des rapports de dominance dans les sociétés, les couples, le travail, pour définir une « sociologie de l'oppression ». Depuis les années 1980, ses textes, sans abandonner cette thématique, se font plus ludiques et légers (le Mirliton du ciel, 1985 ; le Pharaon, 1988 ; Ah, quel bonheur, 1995 ; le Buveur et l'Amoureux, 1998 ; le Nomade immobile, 2000).