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André Pieyre de Mandiargues

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Paris 1909 – id. 1991).

Souvent associé à la littérature décadente ou maniériste, au romantisme allemand, à l'esthétique baroque, Mandiargues, nullement épigone, entretient avec les formes esthétiques du passé une relation dérangeante. Écrivant en secret des poèmes à partir de 1936, il publie en 1945 Hedera, poème d'inspiration surréaliste, et en 1944 Dans les années sordides, un recueil de poèmes en prose et de contes étranges, qui le font apprécier d'Edmond Jaloux, de Jean Paulhan ou d'André Breton. Son lien au surréalisme tenait à des relations d'estime, notamment pour son fondateur. On le verra participer à certaines manifestations de l'après-guerre. Il suscite l'admiration pour ses récits réunis en des recueils étonnants comme Soleil des loups (1951, prix des critiques), Feu de braise (1959), Sous la lame (1976), et crée une forme nouvelle de fantastique, étroitement mêlé au quotidien, exaltant la féminité, l'amour, la beauté et le don du corps. Certains récits, Marbre (1953), le Lis de mer (1956), constituent un univers à part dans son œuvre. Les mêmes thèmes dominent les romans, comme la Motocyclette (1963), la Marge (1967, prix Goncourt). À 78 ans, il publie Tout disparaîtra, récit d'un érotisme cruel et raffiné, où la mort s'associe de plus en plus à l'exaltation charnelle. De remarquables poèmes sont réunis en « cahiers de poésie », en particulier « la Nuit l'amour » ou « Jacinthes ». Mandiargues a abordé le théâtre avec Isabella Morra (1973) ou Arsène et Cléopâtre (1981). De très nombreux articles traduisant sa grande curiosité pour les arts sont recueillis dans les quatre Belvédère (publiés de 1958 à 1995) qui, avec le Cadran lunaire (1958), expriment sa quête permanente du merveilleux, notamment chez les peintres contemporains.