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Nikolaus Niembsch, baron de Strehlenau, dit Nikolaus Lenau

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien (Csátad 1802 – Oberdöbling 1850).

Il mena une vie d'errant à l'image des Tziganes dont il glorifiait l'existence. Son goût pour l'aventure l'incita même à émigrer en 1832-1833 en Amérique du Nord. Il terminera sa vie dans un asile psychiatrique. Lenau est devenu lui-même un personnage littéraire (Fatigue d'Amérique de Ferdinand Kürnberger, 1855 ; Niembsch ou l'Immobilité de Peter Härtling, 1964). Lenau est avant tout un lyrique. Comme ses amis, les postromantiques souabes Kerner et Uhland, il a laissé des poèmes qui font partie du patrimoine des chansons populaires et des lieder de Schumann. Il a cruellement souffert du « panthéisme désillusionné » de l'époque postgoethéenne. En témoignent non seulement le pessimisme profond ou le rythme d'un temps définitivement perdu, qui caractérisent ses vers (Chants des joncs, 1832), mais surtout ses tentatives désespérées pour accéder aux genres épique ou dramatique (Faust, 1836 ; Don Juan, 1844).