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Sony Labou Tansi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain congolais (Kimwanza, ex-Congo belge, 1947 – Brazzaville 1995).

Professeur et directeur de théâtre, il est l'auteur de nombreuses pièces, aux titres énigmatiques et dont les personnages utilisent « une parole de tapage » (Conscience de tracteur, 1979 ; la Parenthèse de sang, 1981 ; les Enfants du champignon, 1983 ; Qui a mangé madame d'Avoine Bergotha ? 1995). Il publie aussi des nouvelles et des poèmes (la Terre intérieure, 1983 ; Poèmes et vents lisses, 1995). Comme son théâtre, ses romans dénoncent violemment les maux (dans son vocabulaire, les « mochetés » ou les « fatigues ») de l'Afrique contemporaine (la Vie et demie, 1979 ; l'État honteux, 1981 ; l'Anté-peuple, 1983 ; les Sept Solitudes de Lorsa Lopez, 1984 ; les Yeux du volcan, 1988 ; le Commencement des douleurs, 1995). Ils évoquent, par bien des aspects, la littérature hispano-américaine, même s'il n'y a aucune influence directe. Par la dérision, le grotesque, l'exagération et par un style mâtiné de « tropicalités », Sony Labou Tansi a été l'initiateur d'une véritable explosion et d'une transformation profonde du roman africain.