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François de La Mothe Le Vayer

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain et philosophe français (1588 – 1672).

Philosophe libertin, La Mothe le Vayer fut un membre assidu de l'Académie putéane ; il débuta par deux ouvrages, les Quatre (1630) puis les Cinq Dialogues faits à l'imitation des Anciens (1631), écrits sous le pseudonyme d'Orasius Tubero, qui visaient, dans une intention nettement irreligieuse, à élaborer une « sceptique chrétienne ». Il attaqua le jansénisme naissant dans la Vertu des païens (1641), non sans avoir, de manière très ironique pour qui sait lire entre les lignes, renié certaines propositions de ses Dialogues dans un Petit Discours chrétien de l'immortalité de l'âme (1637). Auteur d'un Hexameron rustique (1671) qui fut imédiatement mis à l'Index, il fait partie de la Tétrade, cette réunion d'amis « déniaisés » – Diodati, Gassendi et Naudé –, qui oscillent entre un épicurisme athée et un scepticisme achriste, reniant la figure du Christ médiateur. Critiquant Vaugelas et les puristes (Considérations sur l'éloquence française de ce temps, 1637), il devint précepteur du Dauphin, historiographe de France et conseiller d'État. Mais les Petits Traités en forme de lettres (1648-1660), les Soliloques sceptiques (1670) le montrent fidèle au pyrrhonisme.