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Jean François Delharpe ou Delaharpe, dit de La Harpe

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Paris 1739 – id. 1803).

Auteur de tragédies (le Comte de Warwick, 1764 ; les Barmécides, 1778 ; Jeanne de Naples, 1783), protégé par Voltaire, il se lança dans la critique et dans la polémique en faveur des philosophes. En 1786, il ouvrit un « lycée » où il enseigna la littérature au public mondain. Après la Révolution, il renia brutalement toutes ses convictions encyclopédistes et se convertit. Il ne resta fidèle qu'à l'esthétique classique et attaqua les Lumières et la Révolution (Du fanatisme dans la langue révolutionnaire ou De la persécution suscitée par les Barbares du dix-huitième siècle contre la religion chrétienne et ses ministres, 1797) et rassembla ses notes de cours et ses critiques en une vaste compilation (le Lycée ou Cours de littérature ancienne et moderne, 1799-1805) qui s'imposa rapidement comme une œuvre de référence : ce monument du goût classique le plus étroit fut couronné par l'Institut. Une première partie traite de la littérature grecque et latine et se divise en trois livres (Poésie, Éloquence, Histoire et philosophie). L'auteur saute ensuite tout le Moyen Âge et la Renaissance pour étudier le siècle de Louis XIV puis le xviiie s. selon le même plan hiérarchique, qui donne la première place à la poésie et s'occupe ensuite des genres en prose. Ce vaste panorama critique se caractérise par son attachement aux valeurs classiques, ainsi que par son caractère bien-pensant et moralisant.