En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Kunikida Tetsuo, dit Kunikida Doppo

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Chiba 1871 – Tokyo 1908).

En 1888, il entre à l'Institut spécialisé de Tokyo, aujourd'hui l'Université Waseda. Lecteur fervent de Wordsworth, il reçoit le baptême chrétien en 1891, mais il s'éloignera peu à peu de la foi pour s'engager dans la littérature. Journaliste dans plusieurs journaux, après avoir habité dans des régions différentes et participé à la guerre sino-japonaise comme correspondant, il regagne Tokyo en 1896, et publie en 1897 et en 1898, avec Tayama Katai et Yanagita Kunio, deux recueils de « poésie de formes nouvelles » sous l'influence de la poésie occidentale. Vers la même époque sortent ses premières œuvres en prose : le Vieux Gen, 1897 ; Ceux que je ne saurais oublier, 1897 ; Viande de bœuf et de patates, 1901 ; et Musashino, recueil de nouvelles publié en 1901. Suivent alors Journal d'ivresse (1902), le Destin (1906), la Porte de bambou (1908). Au bout d'une vie instable, remplie d'échecs et de misères, il meurt de tuberculose. Cependant, il n'en reste pas moins le véritable initiateur du mouvement naturaliste japonais.