En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Vladimir Galaktionovitch Korolenko

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain russe (Jitomir, Volhynie, 1853 – Poltava 1921).

Sa vie et son œuvre furent marquées par son engagement révolutionnaire, mais il se voulut plus un observateur qu'un maître à penser et ses récits n'ont pas ce dogmatisme qui caractérise souvent la littérature radicale. Né dans une famille polonaise, marqué par la répression de 1863, il choisit alors qu'il est encore étudiant le parti de l'opposition, ce qui lui vaut la déportation en 1879 et en 1881. Il passe plusieurs années en Sibérie, et la Iakoutie lui inspire des récits comme le Songe de Makar (1885), texte teinté d'humour, où un pauvre bougre doit rendre compte du vol d'un rouble au dieu de la Forêt. Tous ses récits (En mauvaise société, 1885 ; la Forêt murmure, 1886 ; les Muets, 1894) témoignent de cette même compassion un peu ironique à l'égard des pauvres hères victimes d'un monde d'argent, ainsi que d'une grande sensibilité à la nature. En 1895, après un voyage en Amérique, il peut rentrer à Saint-Pétersbourg : il reprend alors le combat social, s'engageant contre la peine de mort et l'antisémitisme, dénonçant l'année même de sa mort les aspects négatifs du régime bolchevique dans des Lettres à Lounatcharski. Son Histoire de mon contemporain (1906-1922) est une autobiographie riche en portraits et en souvenirs.