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Jack Kerouac

Jack Kerouac
Jack Kerouac

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain américain (Lowell, Massachusetts, 1922 – Saint Petersburg, Floride, 1969).

Obsédé par les grands mythes américains, soucieux de ne pas séparer l'entreprise littéraire d'une expérience vitale, il a donné une œuvre partagée entre l'évocation de ses origines québécoises (Docteur Sax, 1959 ; Visions de Gérard, 1963 ; Vanité de Duluoz, 1968) et l'appel au continent américain, inauguré par la Ville et la métropole (1950) et exemplaire dans Sur la route (1957), bible de la Beat generation. L'espace américain est insuffisant ; il appelle d'autres fuites et d'autres expériences, celle de la bohème (les Souterrains, 1958), celle du bouddhisme (les Clochards célestes, 1958), celle de l'errance mystique (les Anges vagabonds, 1965), et le retour à des lieux emblématiques (Big Sur, 1962), dits sous la forme poétique (Mexico City Blues, 1959) ou selon la recherche généalogique et l'attente de l'illumination (Satori à Paris, 1966). Le simple voyage (le Vagabond solitaire, 1960), la transcription onirique (le Livre des rêves, 1961), l'explicite commentaire religieux (les Écritures de l'éternité d'or, 1960) attestent l'insatisfaction constante et l'effort pour réformer le moi et le monde. Fils de Whitman, Rimbaud des villes américaines, Kerouac reste la figure de l'échec exemplaire : le sens du réel, l'attention au rythme, la fraternité des démunis le cèdent au choix de la ruine et à la déchéance par l'alcool, pour faire de l'œuvre de la révolte et du souvenir le témoignage constant du déracinement américain et de l'incertitude de toute parole.