En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Gustave Kahn

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain français (Metz 1859 – Paris 1936).

Poète et théoricien du symbolisme, il joua un rôle important dans la constitution et la diffusion du mouvement, dont il fut aussi l'historien précoce (Symbolistes et décadents, 1902 ; les Origines du symbolisme, 1936). L'un des premiers disciples de Mallarmé (1879), ami de Jules Laforgue dont il publia les premiers textes, il fut l'un des pionniers des « petites revues », contribuant notamment, avec Paul Adam et Jean Moréas, à la fondation de la Vogue et du Symboliste (1886), et collaborant à la Revue indépendante. Dans ses recueils (Palais nomades, 1887 ; Chansons d'amants, 1891 ; Domaine de fées, 1895), il confie ses visions étranges et raffinées au vers-libre, dont il se veut l'inventeur et le théoricien (« préface sur le vers-libre » in Premiers Poèmes, 1897). Son activité littéraire et critique (il se révéla un critique d'art pénétrant, sur le néo-impressionnisme notamment) fut intense dans les revues, y compris en Belgique, où il vécut de 1890 à 1995. Fidèle tout au long de sa carrière au symbolisme, mais soucieux d'en élargir les perspectives, il s'éloigna du poème à la fin du siècle, pour s'essayer au récit poétique dans ses romans (le Roi fou, 1896 ; le Cirque solaire, 1898) et dans ses contes (les Contes de l'or et du silence, 1898 ; Contes hollandais, 1903 ; Contes juifs, 1926).