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Eyvind Johnson

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain suédois (Svartbjörnsbyn 1900 – Stockholm 1976).

Autodidacte, influencé aussi bien par Gide et Hamsun que par Joyce et Freud, c'est le plus intellectuel des représentants du mouvement littéraire dit « prolétaire », qui désigne en fait des écrivains sortis du peuple, restés très proches de ses préoccupations et attachés à dépeindre, dans des ouvrages souvent autobiographiques, des personnages dont les sentiments et les idées coïncident avec les aspirations de la social-démocratie : ainsi du Roman d'Olof (1914-1937) ou de romans à coloration nettement politique comme Commentaire sur la chute d'une étoile (1929), Exercice de nuit (1938) ou le Retour du soldat (1940). Engagé pendant la guerre – dans la trilogie consacrée à Krilon (1941-1943) –, Johnson élargit son inspiration aux dimensions d'une vaste méditation quasi poétique sur la civilisation occidentale (le Clapotis des grèves, 1946 ; Nuages sur Metapontion, 1957 ; Quelques pas vers le silence, 1973). Cette œuvre a valu à son auteur de partager avec H. Martinson le prix Nobel en 1974.