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Johannes Vilhelm Jensen

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain danois (Farsø 1873 – Copenhague 1950).

Il décrit la réalité paysanne de sa contrée natale dans ses Contes de Himmerland (1898-1910). De nombreux voyages et l'Exposition universelle de Paris en 1900 lui révèlent le monde de la technique. Dans la Renaissance gothique (1901), il prône une littérature réaliste et pratique dont les maîtres seraient les « Goths », c'est-à-dire les Anglo-Saxons, par opposition à l'esthétisme et à la psychologie des « Latins ». La Chute du roi (1900-1901) est, sous le couvert du roman historique, une critique du scepticisme résigné et de l'esthétique décadente : il n'y a de vie qu'ici, sur terre, c'est ce que proclament Madame d'Ora (1904) et la Roue (1905), qui, dans le cadre de New York, campent des personnages de faux prophètes. L'évolutionnisme du cycle le Long Voyage (1908-1922) évoque l'ascension de l'humanité depuis la préhistoire (le Glacier) jusqu'à Christophe Colomb (le Nautonier fantôme). Jensen a marqué de son originalité un genre spécifique, les Mythes, mélange d'essais, de chroniques et de récits qui l'accompagnent au long de sa vie (1907-1944). Dans les Tentations du Dr Renault (1935), il donne sa version – positive – du mythe de Faust. Ses recueils de Poèmes (1906, 1917, 1923, 1926), avec comme aboutissement le Vent du Jutland (1931), témoignent d'abord de l'influence de Heine et de Whitman, puis de celle plus classique d'Oehlenschläger. En 1944, il reçut le prix Nobel.