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Ödön von Horvath

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain autrichien d'origine hongroise (Fiume 1901 – Paris 1938).

Ce fils d'un diplomate de l'Empire austro-hongrois a renouvelé le théâtre populaire autrichien dans l'esprit de Nestroy. Il sait également jouer de la psychanalyse et de l'analyse marxiste. « Le combat entre la conscience et l'inconscient » se trouve, selon lui, au centre de son œuvre, mais ce combat a lieu dans le langage, le « jargon culturel » de ses personnages petits-bourgeois. De ses 17 pièces, écrites entre 1928 et 1938, la plus célèbre est la tragi-comédie Histoires de la forêt viennoise (1931). L'Allemagne de Weimar, rongée par l'inflation galopante et l'érosion des valeurs morales, sert d'arrière-plan à Sladek ou l'Homme de la Reichswehr noire (1929), la Nuit italienne (1931), Casimir et Caroline (1932), la Foi, l'espérance et la charité (1936). En exil, Horvath exprime un scepticisme profond dans le Divorce de Figaro (1937) et dans ses romans (Jeunesse sans Dieu, 1938 ; Un enfant de notre époque, 1938).