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Gerard Manley Hopkins

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète anglais (Stratford 1844 – Dublin 1889).

Converti au catholicisme en 1866 durant ses études à Oxford, il brûle ses premiers poèmes lorsqu'il devient novice chez les jésuites en 1868. En 1874, il part étudier la théologie au pays de Galles, apprend le gallois et se remet à la poésie. En 1875, ému par la mort de cinq religieuses franciscaines, il écrit le Naufrage du Deutschland. Il compose une série de sonnets d'une remarquable richesse verbale et rythmique, dont le Faucon crécerelle. Ordonné en 1877, il est envoyé dans des paroisses en Angleterre et en Écosse, mais ses sermons effraient ses collègues. Nommé professeur de littérature grecque, il commence à enseigner en 1884 à Dublin, où il se sent plus ou moins en exil : c'est alors qu'il rédige les « sonnets terribles » où il exprime sa détresse et sa frustration artistique. Hopkins tire de Duns Scot les concepts d'instress (accent porté sur la qualité intrinsèque d'une chose) et d'inscape (paysage intérieur). Bousculant les mots et la prosodie traditionnels, il atteint par une violence haletante, étayée sur les procédés classiques de la poésie galloise, une qualité charnelle à force d'être abstraite. Il meurt de fièvre typhoïde à 45 ans, laissant inachevés des commentaires sur les Exercices spirituels de Loyola. Restés inédits de son vivant, les poèmes de Hopkins furent publiés en 1918 par son ami le poète lauréat Robert Bridges. « Métaphysique » moderne, entre l'ascétisme et le plaisir, Hopkins eut une influence considérable à partir des années 1930 et fut admiré par tous les grands poètes du xxe siècle.