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Johann Gottfried Herder

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain allemand (Mohrungen, Prusse-Orientale, 1744 – Weimar 1803).

Critique, pédagogue, philosophe, théologien, prédicateur, auteur de drames et de poèmes, il est le penseur le plus représentatif du Sturm und Drang. Le premier, Herder a vu dans le langage une manifestation spécifique et spontanée de l'âme humaine, qui se confond avec le sentiment religieux et est par essence d'ordre poétique (Essai sur l'origine du langage, 1770). La diversité des langues s'explique par l'influence des circonstances extérieures et toute littérature doit donc être comprise dans son contexte historique (Fragments sur la littérature allemande moderne, 1767 ; Silves critiques, 1769). Herder est ainsi amené à contester la supériorité de l'Antiquité gréco-latine, à saluer en Shakespeare le grand poète « nordique », à voir en la Bible, autant qu'un texte religieux, un monument de poésie « orientale » (Histoire de la poésie des Hébreux, 1782-1783), à recueillir les témoignages des littératures écrites et orales de chaque peuple et à créer la notion de Volkslied, ou « chant populaire ». Il a en particulier tenté de définir un art « germanique » (Du style et de l'art allemands, 1773) et recherché ses sources dans l'époque médiévale qu'il réhabilite aux dépens des temps modernes (Une autre philosophie de l'Histoire, 1774). Ses Idées sur la philosophie de l'histoire de l'humanité (1784-1791), que prolongent les Lettres sur le progrès de l'humanité (1793-1797), tentent de donner une synthèse de l'histoire des peuples qui apparaît placée sous le signe de la même harmonie organique que l'ensemble de la Création.