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Harun Aminurrashid

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain malais (Singapour 1907-? 1986).

Il termine ses études au Sultan Idris Training College de Tanjung Malim, puis y enseigne pendant douze ans. Au cours de cette période se fait jour sa vocation d'écrivain : il publie des syair en 1929 et son premier roman, le Jasmin de Kuala Lumpur (sur le mariage forcé), en 1930. Dans cette école règne une certaine ambiance nationaliste et Harun n'y est pas indifférent. En 1939, transféré à Brunei par les autorités coloniales anglaises, il est nommé directeur de l'Éducation malaise : il y restera six ans (le Sang des Kedayan, 1947). Contraint de collaborer avec les autorités japonaises d'occupation, il sera, après la guerre, emprisonné pendant 86 jours : cette expérience le marque profondément (Qui est le coupable ?, 1949). En 1946, il s'installe à Singapour et se lance dans le journalisme. Il est l'auteur de nombreux romans historiques (le Capitaine Awang, 1958 ; Mort dans la vallée du Kinabalu, 1965 ; le Sultan Mahmud Shah de Malaka, 1967 ; l'Histoire du capitaine Cheng Ho en visite à Malaka, 1969) et sociaux (l'Amour de la fille de la jungle, 1948 ; Voir clair, 1953 ; Minah, danseuse moderne, 1968) et de nouvelles (Douze Nouvelles, 1959). Il a, d'autre part, fait le récit de ses voyages en Europe, au Moyen-Orient, en Asie du Sud-Est et en péninsule malaise (Sur les traces d'Abdullah Munshi, 1966) et publié des ouvrages sur la langue et la littérature malaises (il fit partie de la commission de transcription du malais en caractères latins) qui témoignent d'une conscience particulièrement vive de la mission sociale de l'écrivain.