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Jean-Edern Hallier

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain et polémiste français (Saint-Germain-en-Laye 1936 – Deauville 1997).

Fondateur de la revue Tel Quel en 1960 avec Sollers et Huguenin, directeur de l'Idiot international après 1968, il fait l'autocritique de son engagement politique et raconte sa désillusion dans ses romans (la Cause des peuples, 1972), essais (Bréviaire pour une jeunesse déracinée, 1982 ; Chaque matin qui se lève est une leçon de courage, 1978) et écrits autobiographiques (Carnets impudiques, 1988). Pamphlétaire et polémiste, détracteur virulent de V. Giscard-d'Estaing (Lettre ouverte au colin froid, 1980) avant de pourfendre son successeur (l'Honneur perdu de François Mitterrand, 1992), il se définit comme le « Chateaubriand de l'ordure » et multiplie les interventions contre les institutions et les gens en place. Agitateur salutaire pour les uns, provocateur paranoïaque, égaré et insupportable pour les autres, dandy narcissique, doué d'un grand sens de sa propre mise en scène (l'Enlèvement, 1983), il est aussi un romancier au lyrisme exarcerbé et désespéré (Le premier qui dort réveille l'autre, 1977 ; Fin de siècle, 1980).