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Tawfiq al-Hakim

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain égyptien (Alexandrie 1898 ou 1902 – Le Caire 1987).

Surnommé le « géant du théâtre arabe » ('imlâq al-masrah al-'arabî), il fut de toutes les avant-gardes théâtrales arabes. Licencié en droit (1922), il séjourna en France (1925-1928). Il abandonna très tôt une carrière juridique pour l'écriture. Auteur dramatique symboliste doté d'un grand humour, il visite dans son « Théâtre de l'esprit » (1933-1949) Ovide, Sophocle, le Coran et les Mille et Une Nuits à la lumière de Maeterlinck, de Shaw, de Giraudoux, de Pirandello et le Nietzche de la Naissance de la tragédie (les Gens de la caverne, 1933 ; Schéhérazade, 1934 ; Praxis ou le Problème du pouvoir, 1939 ; Pygmalion, 1942 ; Salomon le Sage, 1943 ; Œdipe roi, 1949). Ô toi qui montes à l'arbre (1962) est saluée comme la première pièce arabe qui relève du théâtre de l'absurde. Il prôna dans les années 1950 l'invention grâce au théâtre d'une langue « tierce », ni classique ni dialectale. Ses romans (l'Âme retrouvée, 1933 ; Journal d'un substitut de campagne, 1937 ; l'Oiseau d'Orient, 1938) et ses essais, humoristiques et pleins de vie, empruntent au dialecte local et peignent avec saveur la vie quotidienne de son pays.