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João Guimaraes Rosa

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain brésilien (Cordisburgo 1908 – Rio de Janeiro 1967).

Son expérience de médecin dans le Minas Gerais et de diplomate (à Hambourg, à Bogotá, à Paris) marque profondément son œuvre. Usant d'une langue qui mêle néologismes et archaïsmes dialectaux des hautes terres du Nord-Est brésilien, il tendit dans ses nouvelles (Sagarana, 1946 ; Corps de ballet, 1956 ; Tutaméia, 1967) à une concision toujours plus grande. Son chef-d'œuvre est le roman Diadorim (Grande Sertão : Veredas, 1956). Le vieux Riobaldo, tueur à gages devenu batelier, fait pour un « monsieur de la ville » le bilan de sa vie et de son amour impossible pour « l'Enfant », Diadorim. L'union rêvée se recompose dans la mémoire, qui parcourt en tous sens le champ improbable d'une existence solitaire, le sertão intérieur. Une œuvre, novatrice par son langage et sa structure, qui puise aux sources mythiques de la conscience brésilienne.