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Baltasar Gracián

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain espagnol (Belmonte de Calatayud 1601 – Tarazona 1658).

Jésuite et professeur, il acquit une grande réputation comme prédicateur. Mais la publication de ses œuvres, pourtant éditées sous le nom de son frère, Lorenzo Gracián, ou sous des pseudonymes anagrammatiques, lui valurent réprimandes et sanctions de ses supérieurs, et la fin de sa vie à Tarazona fut presque un exil. Son principal ouvrage (Finesse et art du bel esprit, 1642-1648) fut le code de la vie littéraire et mondaine jusqu'à la fin du xviie siècle ; Gracián y donne une analyse rhétorique des modes de pensées et d'expression, et, s'inspirant de Góngora, fixe l'esthétique littéraire du cultisme et du conceptisme. On lui doit aussi une série de traités comme le Héros (1637), portrait de l'homme d'action et du chef idéal, l'Homme de cour (1647) et le fameux Criticón (l'Homme détrompé, 1651-1657), roman allégorique sur les trois âges de la vie, qui marquera La Rochefoucauld, Schopenhauer et Nietzsche.