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Fukuzawa Yukichi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain japonais (Osaka 1834 – Tokyo 1901).

Fils d'un samouraï de rang inférieur, il expérimente dès l'enfance la rigidité et les injustices du système féodal japonais. Ayant reçu jusqu'à l'âge de 20 ans une formation poussée dans le domaine de la culture classique chinoise, il se rend à Nagasaki pour s'adonner aux « études hollandaises », puis à Edo, en 1859, où il entreprend l'étude de l'anglais. Envoyé en mission par le gouvernement shogunal, il séjourne par trois fois (1860, 1862, 1867) en Amérique et en Europe, où il ressent l'impérieuse nécessité de transformer son pays replié sur lui-même. L'Occident, sa culture scientifique et son système d'éducation représentent moins pour lui un modèle à copier qu'un esprit à saisir : une certaine liberté de pensée, une autonomie du regard. Le panorama de la civilisation occidentale, qu'il développe dans l'État de l'Occident (1866-1870), fut sans doute l'un des ouvrages de référence les plus importants du nouveau gouvernement de Meiji. Fukuzawa considérait l'éducation comme l'unique moyen de résorber les inégalités entre les hommes : il fonda, en 1858 à Edo, une école des « sciences hollandaises » puis, en 1868, l'école Keio consacrée à l'enseignement des connaissances du monde moderne. Invitation à la science (1872-1876) reste l'un de ses ouvrages les plus célèbres par la phrase qui l'introduit : « Le ciel n'a pas créé l'homme au-dessus de l'homme, ni l'homme au-dessous de l'homme. » Son Autobiographie d'un vieillard (1898-1899) a, par ailleurs, sa place parmi les chefs-d'œuvre de la littérature autobiographique.