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André Frénaud

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Montceau-les-Mines 1907 – Paris 1993).

« Le sable coule de mon visage » : ce vers du premier recueil de Frénaud, les Rois mages (1943), peint l'homme prisonnier en Allemagne, mais il définit aussi le poète, jamais libéré, et qui ne peut que dire : « Quand je remettrai mon ardoise au Néant. » Après l'Énorme Figure de la déesse Raison (1943-1944), Poèmes de dessous le plancher (1949) et les Paysans (1951), Il n'y a pas de paradis (1962) scande le refus, le silence, le « rien », qui sont eux-mêmes un « échange infini » avec le refus et le silence de l'être. Le poète vaincu, face à la vie, aux « choses simples », n'abandonne pas : sans but, il crie sa fierté désespérée et la dérision du monde. Le poème est sarcasme et tendresse : « machine inutile », il est inacceptable et inaccepté (la Sainte Face, 1968 ; Depuis toujours déjà, 1970 ; la Sorcière de Rome, 1973 ; Haeres, 1982 ; Nul ne s'égare, 1986).