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Dominique Fourcade

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Leigh-on-Sea, Essex, 1938 – Lyme Regis, Dorset, 2005).

Ses premiers recueils (dont Lessive du loup, 1966 ; Nous du service des cygnes, 1970) sont marqués par l'influence de René Char. Après un long silence, le Ciel pas d'angle (1983) inaugure une série de textes qui font de lui un des poètes contemporains de la littéralité, contre le lyrisme et l'expression subjective. Le poème est expression de la réalité-même, dans une conception et une expérience heideggeriennes de la parole (Rose-déclic, 1984 ; Son blanc du un, 1986 ; Xbo, 1988 ; Outrance utterance et autres élégies, 1990 ; IL, 1994 ; le Sujet monotype, 1997 ; Est-ce que je peux placer un mot ?, 2001). Le travail porte d'abord sur le rythme, tandis que le refus de la figurativité, l'ambiguïté et la fragmentation permettent de déjouer le sens pour approcher du « cœur dur » de la langue, son essence mystérieuse, à la recherche de la volupté originelle de la « phrase fondamentale » dans une écriture ouverte aux néologismes, aux emprunts à l'anglais comme aux phonèmes isolés. Parallèlement aux références à Mallarmé, à Rilke ou à Emily Dickinson, Fourcade interroge la peinture (Manet, Matisse, Cézanne), le jazz (Charles Mingus, Lester Young ou Coltrane) ou la danse contemporaine (Mathilde Monnier).