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Paul Fort

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète français (Reims 1872 – Montlhéry 1960).

Fondateur du théâtre des Arts (1890-1893), où sont joués Shelley, Marlowe, Maeterlinck et Rachilde en réaction contre le théâtre naturaliste d'Antoine, il collabore au Mercure de France et à l'Ermitage où il publie des poésies qui deviennent, en 1897, les premières Ballades françaises. Il conservera ce titre pour tous ses écrits poétiques (1897-1951). Petits poèmes en prose rythmée, assonancée ou rimée, les « ballades » chantent la joie de vivre dans un cadre familier hors du temps, et la fantaisie d'un imaginaire bon enfant (« Si tous les gars du monde voulaient se donner la main », la Ronde autour du monde). Directeur, avec Paul Valéry, de la revue Vers et Prose (1905-1914), qui défend le symbolisme, il est, en 1912, après un référendum organisé par le Gil Blas, triomphalement élu « prince des poètes » à la Closerie des Lilas, à Paris. Dans ses Chroniques de France, qui rassemblent son œuvre théâtrale (Louis XI, curieux homme, 1922 ; Ysabeau, 1924 ; les Compères du roi Louis, 1927), on retrouve la couleur et l'esprit des Ballades mais sans ce sens de l'épique et de la destinée qui seul aurait pu faire de Paul Fort le poète national qu'il rêvait d'être.