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John Ford

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Auteur dramatique anglais (Ilsington, Devon, 1586 – Devon 1639).

Après l'échec de ses études de droit, il produit avec Dekker des « masques » (The Sun's Darling, 1624) et collabore probablement avec Webster et Rowley à un drame (la Sorcière d'Edmonton, 1621) dont la sauvagerie pathétique annonce la tonalité de ses onze tragédies. Dans Dommage qu'elle soit une putain (1626), un frère engrosse sa sœur, la marie puis la tue ; un hymne à la mélancolie et la première tragédie sur l'inceste. Dans le Cœur brisé (1633), une femme, mariée contre son gré, meurt en dansant tandis qu'on lui annonce la mort de tous ses proches. Redécouvert par Swinburne et Taine, J. Ford est le seul post-élisabéthain à atteindre la grandeur tragique. Ses dernières pièces, comédies ou drames historiques (Perkin Warbeck, 1634), traduisent la recherche d'une esthétique moins tendue.