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Ferdowsi ou Firdousi

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Poète persan (près de Tous, Khorasan, v. 932 – id. v. 1020).

Issu d'une famille de petits propriétaires terriens, il mit trente-cinq ans à composer une fresque grandiose de l'Iran préislamique, une épopée de plus de 60 000 vers, le Chah-namè (le Livre des rois), qu'il offrit au sultan Mahmoud de Ghazna. Mais celui-ci, Turc et sunnite, accueillit fraîchement cette œuvre tout à la gloire de l'Iran, qui maltraitait les Turcs. Dans une première partie, l'œuvre de Firdousi évoque les rois mythiques en lutte contre les forces du mal et le partage du monde entre les trois fils de Faridoun : les deux aînés assassinent le plus jeune, qui a reçu l'Iran en partage. Une seconde partie décrit l'opposition de la civilisation nomade des steppes (Touran) et de la culture sédentaire des hauts plateaux (Iran), et campe les figures des rois Siyavosh et Key-Khosrow, du héros Rostam et du prophète Zarathoustra. Une troisième partie, plus historique, traite de la période hellénistique (Alexandre) et sassanide jusqu'à l'invasion arabe. Épisodes guerriers et descriptions lyriques composent, en une langue qui s'est autant que possible dégagée de tout emprunt à l'arabe, une épopée de la justice incarnée dans des souverains marqués du signe divin et dont l'action est d'autant plus courageuse qu'elle s'exerce dans un monde sur lequel pèse une implacable fatalité.