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Wang Fang, dite Fang Fang

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancière chinoise (née en 1955).

La Révolution culturelle interdisant les études, Fang Fang travaille comme ouvrière à Wuhan et n'entre à l'université qu'en 1978 ; elle sera diplômée de littérature chinoise avant d'écrire un roman, Vers le lointain (1983), succès de librairie. Les œuvres ultérieures exploitent les mêmes thèmes, toujours à Wuhan : vie misérable du prolétariat urbain (Une vue splendide, 1987 ; Soleil du crépuscule, 1991), vie médiocre des intellectuels (Au fil de l'eau glissent les nuages, 1992). Nulle échappée vers la grandeur dans ces récits, souvent des chroniques familiales, où s'agite vainement une humanité vouée à la violence, à l'échec, au malheur. Le mot « naturalisme » s'impose à la lecture de ces descriptions minutieuses d'existences sordides, qui valent à Fang Fang de figurer parmi les représentants du néoréalisme.