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Étienne Dolet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Imprimeur et humaniste français (Orléans 1509 – Paris 1546).

Après des études de lettres à Paris et en Italie, puis de droit à Toulouse, il est correcteur chez l'imprimeur lyonnais Gryphius. Arrêté pour le meurtre d'un peintre qui l'avait attaqué dans la rue, il est gracié par la reine de Navarre. Il obtient un privilège d'imprimeur, mais, dénoncé, en 1542, par des collègues jaloux, il est incarcéré quinze mois. Deux ans plus tard, ses ennemis récidivent : nouvelle arrestation. Il s'évade, mais il est repris. Convaincu d'impiété, il est condamné par le parlement à être brûlé vif place Maubert. Ses travaux sont de trois ordres. Des travaux d'édition : les œuvres de Marot, d'Héroët, le Gargantua de Rabelais, des éditions de Virgile, Térence, Cicéron, César, etc. Des ouvrages historiques et littéraires : une histoire de François Ier, des vers latins, deux ouvrages consacrés à son fils Claude et le Second Enfer (1544), imité de Marot. Mais la partie la plus importante de son travail est son œuvre philologique : le Dialogus de imitatione ciceroniana (1535), défense de l'orateur latin qui répond au Dialogus ciceronianus d'Érasme, la Manière de bien traduire d'une langue en autre (1540), sur les problèmes de traduction du grec et du latin, mais aussi sur l'orthographe française et la ponctuation et, surtout, les Commentarii linguae latinae (1536-1538), répertoire de la langue latine dans lequel les mots sont classés et expliqués selon leurs relations sémantiques.