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Francesco De Sanctis

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain italien (Morra Irpino, Avellino, 1817 – Naples 1883).

Fondateur de la critique littéraire moderne en Italie (Essais critiques, 1866), il fit avec son Histoire de la littérature italienne (1870-1871) le bilan de trente années d'enseignement et d'activité critique militante (essentiellement à Naples – où il fut emprisonné pour avoir participé aux mouvements insurrectionnels de 1848 –, mais aussi à Turin et à Zurich). Il fut à plusieurs reprises ministre de l'Instruction publique. Sa vision de l'histoire littéraire, d'inspiration hégélienne, s'articule autour de grandes oppositions exemplaires, du type Dante/Pétrarque, et vise à saisir le surgissement, dans la littérature italienne, de la conscience et de la liberté nationales. De Sanctis reprochait à la critique italienne de ne s'attacher qu'au contenu, au nom d'un sectarisme, tantôt clérical et tantôt radical et patriotique. Or, le propre de la critique est de définir l'autonomie de l'art, qui réside, non dans le contenu « soumis à tous les accidents de l'histoire », mais dans la forme, « unité immédiate et organique du contenu ». En fait, ses critères sont moins formels que socio historiques, et même politiques, dans la perspective ultime de l'unité italienne. Ses dernières années furent consacrées, à travers l'œuvre de Zola, à l'étude des problèmes critiques du réalisme et à l'élaboration de récits autobiographiques (Voyage électoral, 1875 ; la Jeunesse de Francesco De Sanctis, 1889).