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Maryse Philcox, dite Maryse Condé

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancière française (Pointe-à-Pitre 1937).

Son œuvre est une remise en question du mythe de retour à l'Afrique-mère, miroir où se regardaient les intellectuels antillais de la génération précédente. Mariée à un Guinéen rencontré à Paris et fasciné par Sékou Touré, elle découvre assez vite la dure réalité du pouvoir africain, dont elle traite dans son premier roman, Heremakhonnon (1961). Expulsée du Ghana, elle revient à Paris, où elle est journaliste, et donne des essais sur les littératures orales et écrites des Antilles (la Parole des femmes, 1979) et publie un second roman (Une saison à Rihata, 1981) ; elle entreprend ensuite l'épopée de Ségou (deux volumes, 1984-1987), grand succès populaire qui raconte l'histoire de l'ancien empire du Mali et la lente agonisation d'une civilisation africaine. Elle revient en Guadeloupe, puis s'exile en Amérique, où elle publie des romans et des pièces de théâtre consacrés à la Caraïbe et à l'Amérique noire (Moi, Tituba, sorcière noire de Salem, 1986 ; Traversée de la mangrove, 1989 ; la Vie scélérate, 1987 ; Célanire cou-coupé, 2000).