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Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, marquis de Condorcet

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Mathématicien, homme politique et écrivain français (Saint-Quentin 1743 – Bourg-la-Reine 1794).

Né dans une famille noble du Dauphiné, il fit de brillantes études chez les jésuites et soutint à 16 ans une thèse de mathématiques. Il devint secrétaire perpétuel (1773) de l'Académie des sciences, puis membre de l'Académie française (1782). Son discours de réception porte sur l'union des sciences physiques et morales. Lié au clan philosophique, il s'initie avec Turgot à la politique : il milite pour faire reconnaître les droits des femmes et ceux des esclaves noirs (1781). Sous la Révolution, membre de la Législative, il s'occupe de projets d'instruction nationale ; c'est un des rares révolutionnaires à défendre l'égalité entre les sexes. Il promeut la mathématique sociale, application des statistiques au gouvernement. Accusé de modérantisme, il passe dans la clandestinité. C'est un proscrit qui rédige l'Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain (1794), profession de foi optimiste. Menacé d'arrestation, il s'empoisonne. – Sa veuve, Sophie de Grouchy, marquise de Condorcet (1764-1822), en prison sous la Terreur, retrouva la liberté après Thermidor. Elle publia la Théorie des sentiments moraux, traduite d'Adam Smith et suivie de Lettres sur la sympathie adressées à Cabanis. Elle anima le clan des idéologues et édita des textes de son mari.