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Maurice Chappaz

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain suisse de langue française (Martigny 1916).

Après de solides études au collège de Saint-Maurice (dont il se souviendra pour traduire, sur le tard, Théocrite ou Virgile), il mène une existence vagabonde, rencontre Ramuz, Matthey, Crisinel et Roud. Fort de cet entourage, il se tourne vers la poésie (la Merveille de la femme, 1938 ; les Grandes Journées de printemps, 1944). Après la guerre, il épouse C. Bille, et se consacre, tout en acceptant divers métiers, à la création d'une vaste œuvre romanesque et poétique, souvent polémique, dénonçant l'arrivée, en Valais, d'un progrès empoisonné, dû au tourisme de masse et à la spéculation immobilière (le Match Valais-Judée, 1968 ; les Maqueraux des cimes blanches, 1975). Dans un long poème en prose, le Testament du Rhône (1953), ce grand voyageur dit son amour et son attachement à sa terre natale, jadis rurale et profondément catholique. Son Portrait des Valaisans en légende et en vérité (1965) est plein d'humour, parfois amer. Dans la Haute-Route (1974), Chappaz proposera une approche physique des sommets, en même temps qu'une réflexion imprégnée de mysticisme oriental. Depuis la mort de sa femme, il s'occupe de la publication de son œuvre inédite (le Livre de C, 1995) et ne cesse de parachever la sienne (À rire et à mourir, poèmes, 2 t., 1995 et 1996).