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John Burgess Wilson, dit Anthony Burgess

Anthony Burgess
Anthony Burgess

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain anglais (Manchester 1917 – Londres 1993).

Musicologue, officier chargé de l'Éducation à Bornéo, il regagne l'Angleterre en 1959, se croyant atteint d'une tumeur au cerveau. De son expérience malaise (l'Heure du tigre, 1956 ; Lits à l'est, 1959), il passe aux satires de la vie moderne, dénonçant dans l'Orange mécanique (1962) le désir d'ordre voilé sous « la violence des jeunes », la dissimulation de leur soif de soumission. Burgess se livre à la parodie des genres littéraires (Un agent qui vous veut du bien, 1964), évoque un avenir surpeuplé (la Folle Semence, 1962) et médiatisé (le Testament de l'Orange, 1975 ; 1985, 1978 ; Un enfer très raisonnable, 1981), témoignant d'un goût swiftien pour les langages artificiels, et d'une pitié aussi perverse que la violence ou la bêtise qu'il dénonce (Dernières Nouvelles du monde, 1982 ; la Dame noire d'Enderby, 1984 ; Pianistes, 1986). En même temps que son catholicisme agressif s'affirme un culte ambigu du héros (la Symphonie Napoléon, 1974 ; l'Homme de Nazareth, 1976).