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Gerbrand Adriaenszoon Bredero

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Écrivain hollandais (Amsterdam 1585 – id. 1618).

Peintre (il fut l'ami de Carel Van Mander), membre de la chambre de rhétorique « l'Églantier », Bredero s'est assuré une place définitive dans les lettres néerlandaises par ses comédies populaires. Il y développe un style direct et naturel, une action habile et dynamique qui ont marqué profondément la montée de l'esprit bourgeois et la constitution du réalisme hollandais. Son œuvre dramatique couvre trois genres : la farce, la comédie, et la tragi-comédie. Dans ce dernier genre, il a obtenu une certaine renommée parmi ses contemporains, mais ses sources sont avant tout étrangères, notamment espagnoles comme dans Rodd'rick et Alphonse (1611), pièce dédiée à Hugo De Groot, ou françaises (Lucelle, 1616 ; le Chevalier muet, 1618). Les farces du Meunier (1613), de la Vache (1612) et de Symon sonder Soeticheyt (1612) font preuve d'une étincelante liberté d'esprit, tout en gardant la franchise parfois crue des modèles médiévaux. Elles seront pourtant éclipsées par ses comédies, Moortje (1615), adaptation très libre et peu édifiante de l'Eunuque de Térence, mais en même temps portrait de la vie quotidienne d'Amsterdam, et le Brabançon espagnol (1617) : inspirée du Lazarillo de Tormes, cette pièce, marquée d'amertume sociale à l'égard des immigrants flamands qui avaient fui la tyrannie et l'Inquisition au sud, a fourni à la littérature néerlandaise le type picaresque de Robbeknol.