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François Bon

Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire mondial des littératures ».

Romancier français (Luçon 1953).

Depuis son premier roman Sortie d'usine (1982), cet ancien ingénieur en mécanique donne à voir la gigantesque machine cassée, génératrice d'aliénation et de violence, qu'est la société industrielle moderne. Il peint la poignante déréliction de toutes les banlieues (Décor ciment, 1988), mais aussi de la France rurale dont il est issu (à travers le cortège de mise en terre d'un ami suicidé dans l'Enterrement, 1992). Observateur aigu de la détresse sociale, il évite le pathos journalistique et les pièges du voyeurisme, et se veut « passeur de langage » pour tous les sans-mots et les exclus dont il tente de sauver les vies du néant, de conserver dans toute leur force d'émotion les mots et les visages gommés par la société (une jeune toxicomane morte d'overdose dans C'était toute une vie, 1995 ; les grands enfants sans avenir que sont les taulards dans le Crime de Buzon, 1986). Il anime des ateliers d'écriture et un site pionnier sur internet. Militante, son écriture est aussi extrêmement belle et travaillée, nourrie par l'étude des textes des écrivains qu'il admire, comme Rabelais, à qui il a consacré un essai et qu'il a édité.